20/09/09

Moon



Take your protein pills and put your helmet on

Le pitch: Après trois ans de bons et loyaux services pour Lunar Industries, fournisseur d'une nouvelle source d'énergie propre, Sam Bell (Sam Rockwell) s'apprête à quitter sa base lunaire pour rentrer sur Terre. Mais à deux semaines de la fin de son contrat, Sam commence à voir et sentir d'étranges choses. Simples hallucinations dues à trois ans de solitude?

Mon avis: C'est dans le cadre du Festival International du Film Fantastique de Strasbourg que je suis allée voir ce film, sorti en mai aux Etats-Unis et pas encore prévu pour chez nous. Je ne suis pas une inconditionnelle de la science-fiction. Of course j'aime les vieux Star Wars, j'apprécie les Retour vers le Futur, j'ai vu un ou deux film par-ci par-là, mais ça s'arrête à peu près là. J'y suis donc allée sans en attendre grand chose. Et suis ressortie de la salle avec un véritable coup de cœur pour ce film. De l'histoire je ne peux pas en dire beaucoup, car ça m'amènerai forcément à spoiler le film. Je parlerai donc plutôt de ce qui va autour. D'abord les acteurs, enfin plutôt l'acteur, Sam Rockwell, interprétant le seul personnage du film. Attachant, c'est le mot qui me vient. On se prend d'affection pour ce type, seul sur sa Lune depuis trois ans et plein d'espoir pour l'avenir, qui voit peu à peu ses rêves lui échapper et l'horrible vérité faire surface, avec pour seul compagnon un robot-porte-gobelet. Le jeu de Rockwell est juste, jamais dans la surenchère. L'autre acteur mais non présent dans le film c'est Kevin Spacey, qui double Gerty, le fameux robot chargé de veiller sur Sam et le protéger, mission qu'il accomplira jusqu'au bout.
Les décors ensuite. On a bien évidement de magnifiques images, de paysages lunaires ou de vues de la Terre. Les décors intérieurs sont très épurés, blancs, et à peine futuristes finalement: pas d'écrans holographiques qui bougent tout seuls à la Minority Report ou ce genre de chose. A aucun moment on ne sait quand se passe l'histoire, mais malgré le côté « on s'est installés sur la Lune », ça pourrait être dans un futur très proche. Car le cadre sociétal est également très proche du notre: la toute puissance des lobbies énergétiques qui réduisent, vous le verrez, au strict minimum la masse salariale en se fichant complètement de l'être humain qui travaille pour eux. Enfin l'ambiance du film est, forcément, lunaire, avec une lumière très présente, et une musique qui nous laisse dans une sorte d'apesanteur. Je pense que c'est pour ça que ce film m'a autant plu: c'est un film de science- fiction réalisé avec « seulement » 5 millions de dollars. L'intérêt ne réside certainement pas dans une foultitude d'effets spéciaux inutiles. Non là les effets sont presque « old school », c'est de la science-fiction hyper réaliste.

Pour la petite histoire, Duncan Jones (le fils de David Bowie mais pour le coup on s'en fou), a présenté son film au festival Sundance pour trouver un distributeur. C'est Sony qui a répondu présent. Il n'y a pas encore de date de sortie française, mais, amateurs de science-fiction ou non, je conseille vivement ce film, qui est avant tout une histoire humaine, touchante et troublante car très envisageable.

de Duncan Jones avec Sam Rockwell, Kevin Spacey

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