06/09/2009

Inglorious Basterds



Un Américain à Paris


Le pitch: Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l’exécution de sa famille dénichée par le colonel nazi Hans Landa. Shosanna s’échappe de justesse et s’enfuit.
Paris, 4 ans plus tard. Devenue Emmanuelle Mimmieux, elle est propriétaire d'une salle de cinéma.
De son côté, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains, « The Basterds » dont le but est de tuer le plus de nazis possible. Avec la complicité d'une actrice allemande, ils tentent d’éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich lors de l'avant première d'un film de Goebbels. Ce même cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution sa vengeance.

Mon avis:
Hmmm...alors...il m'a fallu deux visionnages pour être certaine de ce que j'ai pensé de ce sixième Tarantino. Verdict: mitigé. On passe un bon moment (meilleur encore la seconde fois) ça c'est indéniable. Parce que c'est un Tarantino donc forcément super musique, réalisation très esthétique, production hyper léchée, et casting prestigieux. Le casting justement, parlons-en. L'acteur principal, Christoph Waltz dans le rôle du nazi Hans Landa, est quand même inconnu au bataillon à moins que vous ne soyez fan de Derrick et autres Tatort...et bien il nous fait là une sacré performance! Calme, sadique, faussement dupe et bourré d'humour, c'est avec un jeu d'une grande finesse que Waltz parvient à rendre son personnage presque aussi attachant qu'il est détestable. Lui et Brad Pitt portent le film, mais pas pour les même raisons. Le personnage d'Aldo Raine est, lui, complètement superficiel. Mais le film ne serait pas si drôle sans ses répliques et son accent du fin fond du Tennessee. Certains pourront trouver le personnage un brin caricatural, mais il ne pouvait pas en faire moins. Le cast des Basterds est pluôt bien senti, chacun est effrayant dans son obsession (le couteau, la batte de base-ball...).
Mais alors pourquoi suis-je mitigée, me demanderez-vous. Et bien, ce qui m'a dérangée dans ce film, ce sont les acteurs et les dialogues français, mise à part la première scène. À la décharge de « Quouentine », je pense qu'il n'est pas évident de produire des dialogues et de diriger des acteurs dans une langue que l'on maitrise mal. Mais quand même. Les échanges entre Shosanna et son copain projectionniste sont d'une lourdeur...et le jeu est, je trouve, très mauvais. Brühl et Waltz dont ce n'est pas la langue maternelle s'en sortent dix fois mieux dans les scènes en français. Mélanie Laurent, qui a pourtant un des rôle principaux, ne met aucune profondeur dans son personnage, qui a pourtant un passé traumatisant. Elle a la plupart du temps une espèce de regard blasé, qui en fait un personnage sans relief. On a connu des vengeresses tarantiniennes plus crédibles. Ces quelques passages ont fait que je me suis retrouvée, à plusieurs reprises, « coupée dans mon élan », ce qui m'a laissé ce sentiment mitigé à la fin de la projection. Quoiqu'il en soit, même si ce n'est sans doute pas son meilleur, Inglorious Basterds est je pense le plus accessible des Tarantino (ma mère a aimé, donc...). Il est certes bourré de références, mais il n'est pas nécessaire de les connaître pour apprécier le film. Vivement le prochain, quand même.

de Quentin Tarentino avec Brad Pitt et Christoph Waltz

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